Servir l'anisette

Le service conditionne largement la perception d'une boisson anisée : la proportion d'eau, sa température et l'ordre du versement modifient sensiblement l'équilibre aromatique.

La proportion

L'usage courant retient une part d'anisette pour cinq d'eau fraîche, contre une pour cinq ou 7 pour un pastis, la teneur en sucre de l'anisette rendant les dilutions fortes moins nécessaires. Le dosage se règle au goût, la douceur supportant mal un allongement excessif.

L'eau avant l'alcool

Verser l'eau sur l'anisette produit un mélange plus homogène et un trouble plus franc que l'inverse. L'effet louche, qui blanchit le liquide, résulte de la précipitation de l'anéthol, insoluble dans l'eau : c'est un indicateur de richesse aromatique.

La glace

Les glaçons ajoutés avant l'eau provoquent une cristallisation de l'anéthol et des filaments désagréables en bouche. L'usage veut qu'on serve l'eau fraîche d'abord, et les glaçons ensuite, ou pas du tout.

À table

L'anisette accompagne les amuse-bouches salés, olives et anchois, et se prend aussi en digestif, pure et très fraîche. Elle supporte mal le sucre ajouté, qu'elle contient déjà en quantité.